Steven Bellens 23.07.2026 4
Mise à jour 02.08.2026 : cette candidature n’a pas été officialisée. Au final, trois candidatures officielles ont été soumises et validées par la FIDE.
Je vous félicite à l’occasion de la Journée internationale des échecs. Cette célébration réunit des millions de professionnels et de passionnés à travers le monde.
Aujourd’hui, j’annonce ma candidature à la présidence de la Fédération internationale des échecs, lors des élections qui se tiendront en Ouzbékistan en septembre 2026. J’ai pris cette décision parce que la FIDE a de nouveau besoin d’unité, d’un leadership fort et d’une vision claire de son avenir. Pour moi, la FIDE n’est pas simplement une organisation internationale. C’est l’œuvre de ma vie.
En 1995, j’ai pris la direction de la Fédération durant l’une des périodes les plus difficiles de son histoire. Les divisions internes, les problèmes financiers et la menace d’une scission mettaient en cause l’existence même d’une instance dirigeante mondiale unique pour les échecs. Beaucoup pensaient que la FIDE ne pouvait plus être sauvée. Mais nous l’avons sauvée. Nous avons préservé l’unité de la Fédération, rétabli le système du Championnat du monde, renforcé le calendrier international, élargi la portée géographique des grands tournois et transformé les échecs en un mouvement véritablement mondial.
En 1999, sous ma direction, la FIDE a réalisé une avancée historique : le Comité international olympique a officiellement reconnu les échecs comme un sport et la FIDE comme la fédération sportive internationale représentant les échecs mondiaux. Aujourd’hui, je m’engage à achever le travail que nous avons commencé à l’époque : obtenir l’inscription des échecs au programme officiel des Jeux olympiques et veiller à ce que la FIDE prenne la place qui lui revient au sein du mouvement olympique international. Le statut olympique offrirait aux fédérations nationales de nouvelles possibilités de financement public, de développement des jeunes joueurs et de croissance des échecs dans toutes les régions du monde.
Je m’engage également à doter la FIDE d’une base financière solide et à conclure des accords de parrainage à long terme avec les principales multinationales mondiales. Ces ressources doivent soutenir les championnats, les fédérations nationales, les échecs pour les enfants, les jeunes et les femmes, ainsi que le développement des échecs dans les pays qui manquent actuellement de ressources suffisantes.
J’ai dirigé la FIDE pendant vingt-trois ans, et je sais comment résoudre des crises qui semblent insurmontables. Aujourd’hui, le principal symbole sportif de la Fédération — le titre de Champion du monde d’échecs classique — a perdu une partie de son autorité d’antan. Magnus Carlsen, le joueur le mieux classé au monde et l’un des plus grands champions de l’histoire, s’est retiré du cycle du Championnat du monde classique, tout en restant une figure centrale des échecs mondiaux. Ce n’est pas la faute d’un grand joueur. C’est un défi pour la FIDE. La Fédération doit répondre à une question fondamentale : pourquoi le joueur le plus fort de la planète ne considère-t-il plus la lutte pour la couronne mondiale des échecs classiques comme l’objectif principal de sa carrière ?
Nous avons déjà résolu un problème similaire. En 2006, sous l’égide de la FIDE, nous avons organisé à Elista le match de réunification entre Vladimir Kramnik et Veselin Topalov. Il a mis fin à des années de division et a rétabli un Champion du monde unique et incontesté. Nous avons uni le monde des échecs alors, et nous pouvons le faire à nouveau.
Si je suis élu, je m’engage à entamer des négociations directes avec Magnus Carlsen en personne et à faire tout le nécessaire pour le ramener dans le cycle du Championnat du monde classique de la FIDE. Le retour de Carlsen ne doit pas être un privilège accordé à un joueur, mais la preuve que l’autorité de l’ensemble du système du Championnat du monde a été restaurée. Le Champion du monde doit incarner le sommet incontesté des échecs mondiaux, et la lutte pour ce titre doit redevenir la plus haute ambition sportive des joueurs les plus forts de la planète.
Un problème tout aussi sérieux est la distance croissante entre la direction de la FIDE et un certain nombre de fédérations nationales. Les fédérations plus petites et en développement n’ont pas toujours le sentiment que leur voix est entendue. Les clivages entre les échecs d’élite et les échecs de base, entre les pays riches et moins prospères, entre les centres échiquéens traditionnels et les régions émergentes, ainsi qu’entre les formats classiques et numériques, continuent de se creuser.
Le monde se divise de plus en plus. La devise de la FIDE — Gens una sumus, « Nous sommes une seule famille » — ne doit pas rester une formalité. La direction de la Fédération doit unir le monde des échecs plutôt que d’approfondir les divisions existantes.
Je ne reviens ni pour le pouvoir ni pour recréer le passé. Je reviens pour un mandat présidentiel : unir le monde des échecs, rétablir la confiance des fédérations nationales, rendre son prestige au titre de Championnat du monde, faire entrer les échecs au programme olympique, obtenir un parrainage international pour la FIDE et préparer un digne successeur.
Ma mission est de transmettre à la prochaine génération une Fédération forte, indépendante, financièrement durable et unie. Aucun dirigeant, quels que soient ses accomplissements, ne devrait devenir irremplaçable. Je m’engage donc à initier une modification de la Charte de la FIDE limitant la présidence à deux mandats.
Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale des échecs, je déclare que je suis prêt, une fois encore, à assumer la responsabilité de la Fédération internationale des échecs — à rétablir son unité et à la préparer à une nouvelle ère.
Le moment est venu d’unir à nouveau le monde des échecs.
Gens una sumus.
Kirsan Ilyumzhinov
Président de la FIDE, 1995–2018
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26.07.2026 - 07:06Igor Glek
25.07.2026 - 12:45Both he and Dvorkovich (even though Arkady understands chess much better—not as a player, having always played at a maximum of the 2nd national category level, but in a broader sense, since his father was a well-known arbiter and, incidentally, a longtime friend and assistant to Kasparov!) are, alas, completely dependent on the Kremlin.
Gert Devreese
24.07.2026 - 14:15